Carmina Burana, un soir à l’opéra

Carmina Burana, de Carl Orff, a illuminé l’Opéra de Clermont-Ferrand sous la direction de Pablo Pavon mardi dernier.

D’abord, arriver dans l’Opéra, s’installer et profiter de ce nouvel écrin. Car si les travaux sont finis depuis une année, nous n’avions pas encore eu l’occasion de nous rendre au Centre Lyrique. Quelques minutes de calme et de sérénité donc, pour profiter de ces décors, s’apaiser après une journée de travail, et se préparer à savourer un bel opéra.

Ensuite, fermer les yeux et s’abandonner à la musique. Découvrir l’intégralité de Carmina Burana, sublimée par l’interprétation des artistes conduits d’une main de maître par Pablo Pavon. Comprendre que cela parle de fortune et de richesse, de nature, des plaisirs de la chair, de l’alcool. Se dire que l’allemand et le latin possèdent finalement un petit côté lyrique, mais que ce n’est définitivement pas compréhensible. Saluer la prestation du chœur amateur Musica Mediante, s’émerveiller des voix des solistes (Liliana Faraon, Théophile Alexandre et Matthieu Lécroart), louer la qualité des musiciens, apprécier les interventions de la comédienne Josépha Jeunet, qui n’a pas manqué de nous faire sourire.

Enfin, se joindre à l’ensemble du public pour applaudir chaudement, chaleureusement et longuement les artistes qui nous ont fait passer une excellente soirée. C’était une première à l’opéra, et on nous y reverra.

(Les photos étant interdites dans l’Opéra, aperçu ci-dessous de Regain, tropismes de l’opéra-théâtre de Clermont-Ferrand, paru aux éditions Revoir. Photographie de Lucas Falchero)

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